Selon Marx et… Harry Potter

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Selon Marx, l’un des événements fondateurs de la société moderne avait été la division entre travail manuel et travail intellectuel. Le récit potterien la transpose en division entre moldus et sorciers. Mis à part la terminologie, l’intuition est la même et la promesse est analogue, non moins que la menace : l’avenir appartient à la réconciliation entre travail manuel et travail intellectuel ; en l’absence de réconciliation, l’asservissement de tous est inévitable.

Jean-Claude Milner, Harry Potter. À l’école des sciences morales et politiques, PUF, 2014, p. 174.

Des M@P sur YouTube

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Ce soir, notre playlist de Moulins à paroles (M@P), créée au milieu de l’été, a dépassé les 1,000 vues. Visitez-la, partagez-la, ajoutez des J’aime et des commentaires aux vidéos qui ont votre préférence. Avec cette playlist, c’est notre patrimoine linguistique et culturel qui s’offre et qui s’expose sur la Toile, non seulement pour nous mais pour le public du monde entier.

Aujourd’hui, les M@P le plus populaire est celui du Moesta et errabunda de Charles Baudelaire, illustré par des photos d’Eugène Atget.

Le second est celui de La Blanche Neige de notre cher Guillaume Apollinaire, illustré avec des découpages originaux de Nathalie Trovato.

Ce classement – grâce à vous – ne cessera de changer, d’évoluer. Nous ferons un premier point à Noël !

Dans l’attente, dites et redites que les M@P sur YouTube sont peut-être LA CHANCE de ces textes, qui sont eux-mêmes les chefs-d’œuvre de notre patrimoine.

Défendez cette chance ! Ne la laissez pas passer !

On dit, on écrit…

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Montre-moi la robe que tu as ⏳.

Parmi les 5 mots (formes) proposés ci-dessous, choisis celui qui complète la phrase. Attention, un seul peut occuper cette place ! Puis, quand tu auras voté, vérifie ta réponse en cliquant ICI.

Bourgogne rouge

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La vigne s’étend sur la rive du fleuve, sur la pente et dans la courbe du fleuve couvert de brume.

Bordé d’arbres maigres, aux branches nues dessinées en noir sur la ouate blanche de la brume.

Et le château avec ses caves dont les galeries abritent les fûts de chêne et qui circulent loin, jusqu’au cœur de la forêt. Où est une ruine.

Où il n’est plus question de vin. Ni de pâtisserie. Ni de gants, ni de chapeaux, ni d’aucun autre vêtement de femme.

Comment celle-ci, si jeune, a-t-elle été recrutée quand il fallut remplacer l’ancien maître de chai ?

Sur l’attestation de quelles compétences particulières ? Munie de quelle lettre de recommandation sortie de son sac à main (une main dégantée) ?

Habitant une chambre au château. Empruntant le plus souvent la bicyclette pour se rendre à la ville voisine. Où sont une mercerie, une librairie, une pâtisserie. Et fréquentant l’église.

Quelle bouche la première évoqua la présence de la jeune femme dans cette maison de rendez-vous où était descendue la police (des hommes en noir, que l’on voit de dos, qui emplissent les couloirs où ils ouvrent des portes) ? Au sortir de quelle messe (sac pendu au poignet), sous un ciel triste ?

Restait à découvrir les autres parties du corps. Autres parties du corps du MANNEQUIN, j’entends. Jeu de piste macabre et dérisoire. Dans les galeries du chai. Dans une clairière de la forêt. Où est la ruine d’une ancienne chapelle.

Photos en noir et blanc qu’on fit de la tête que l’on trouva ouverte, défoncée. Du buste, du bras, d’une jambe du mannequin. D’un œil d’où sortait un ressort.

Piano à queue

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Il danse
sur un piano, la nuit.
Danse, posé
de tout son corps
écartelé
sur un piano qui fut
lui-même descendu
du ciel au bout d’un fil.
Sur le toit en terrasse
d’un immeuble.
Et celui-ci résonne
donnant à entendre
la danse qu’on ne voit pas.
La nuit.
Enregistre l’extension
du bras et du doigt
tendu au bout du bras
frappant une note blanche
sur le clavier.
L’extension du pied
au bout d’une jambe lancée
l’autre pliée sous lui.
Sans voir aucun visage
pas même les yeux
du public réuni en cercle
autour du piano noir luisant
sur le toit en terrasse
de l’immeuble haut dressé.
Comme un doigt dans la nuit
de la ville invisible. Noyée.
Qu’on entend respirer
et rire quelquefois.
Enregistre les exploits
du corps seul appliqué
comme poulpe aveugle
sur un rocher que caresse et bat
la bave blanche et salée de la mer.
Que la nuit inonde.
Que les constellations enduisent
de clarté. La Grande Ourse,
Orion et le Sagittaire fouettant
un couple de chevaux
sous le chapiteau d’un cirque.

Duo

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du soleil
tiède
dans l’air frais
des feuilles de platanes
sèches tombées
façon après-midi
où l’on s’attarde
automn leaves
deux écoliers manquent
l’école
du cinéma en salle
sans plus de photos
affichées dans le hall
transportait emporté
la musique dans la rue
vol des mains du pianiste
Michel Petrucciani
le souffle sourd
derrière lui de l’orgue
et la barbe d’Eddy Louiss
reste restait
une foison
de fleurs mauves

On dit, on écrit…

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Quand je serai riche, je ⏳ un beau voyage.

Parmi les 5 mots (formes) proposés ci-dessous, choisissez celui qui complète la phrase. Attention, un seul des 5 peut occuper cette place ! Et revenez ce soir, à 19:00, pour vérifier l’exactitude de votre réponse.

Vous avez été 47 à participer au jeu. Et les 3 première réponses exactes ont été fournies par

  1. Anne Dorveaux (Nice, 06)
  2. Marie-Claire Savart (Fouesnant, 29)
  3. Françoise Massa (Nice, 06)

Parmi les 5 formes proposées (« commencerais », « fait », « ferai », « ferais », « partirai »), il fallait choisir la forme « ferai ».

Quand Cécile SERA riche, elle FERA un beau voyage. Vous-mêmes, quand vous SEREZ riches, vous FEREZ un beau voyage. Pourquoi en irait-il autrement pour moi? « Quand je SERAI riche, je FERAI donc un beau voyage ! »

Logique, non ?

Prochaine session, le dimanche 25 à la même heure. Soyez au rendez-vous !