Brocéliande

La nuit nuit après nuit forme un terrier,
branches et racines aveugles que le froissement
des feuilles déroule dans la forêt d’automne,
tendue d’étoiles, de parfums giboyeux accrochés
aux cheveux et aux yeux du dormeur qui s’y glisse,

lui emplissent le nez. Il étouffe, puis se rassemble
et pousse des deux épaules pour retrouver l’air pur.

La tête seule émerge entre les tiges de fougères
qui frémissent sous la lune où s’entend, frêle
et flottant dans l’air, un air de cornemuse

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