Haydn parmi les siens

Joseph Haydn allait se réfugier pour composer
dans les cuisines des princes Esterhazy,
parmi les domestiques, dans la vapeur des marmites
qui ronflent, hautes et lourdes de leurs charges
de choux et de viandes bouillies.

J’ai pu rêver. Me rêver lui. Ou le cerf.
Le soir tombe, il fait nuit. Derrière les fenêtres
hautes, sur une table encombrée d’ustensiles,
la plume gratte et tache. Dans le parc, un cerf
s’est égaré que la clarté des fenêtres éblouit.

L’œil fendu avise derrière la vitre,
parmi la foule hâtive des domestiques,
la silhouette voûtée de celui qui écrit.

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