Le jour se lève

Quand, sortant de la ville, il arrive sur l’autoroute,
haut au-dessus de la ville, le ciel traversé de nuages
noirs comme l’encre, le flot énorme des voitures
dessine un monstre où il se trouve pris.

Arrêté. Ses tentacules étirés sous le ciel où le soleil
ne perce pas, d’une ville à l’autre. Et les hélicoptères
voletant pour surveiller l’humeur de l’être qui s’étend
sans avancer. Dont désormais il fait partie. Absorbé

par lui dans une forêt de rêves. Nuit des contes où
l’ogre s’éveille, le corps formé par les feuillages,
les pieds par des racines, et son rire d’oiseaux qui
s’échappent du nid, un petit frisson d’ailes.

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