Macbeth [the notes]

MACBETH (THE NOTES) (Dan Jemmett 2014)Décidément, avec le « Shake Nice » mitonné aux petits oignons par Irina Brook, nous allons de (bonnes) surprises en (bonnes) surprises. Après sa Tempête ! j’ai vu Macbeth [the notes] de et mis en scène par Dan Jemmet.
 Juste un mot : Dan Jemmett est un important metteur en scène de théâtre britannique, né en 1967 à Londres. Nous l’avons vu à Nice dans Shake ! (d’après La nuit des rois) mais aussi dans Ubu enchaîné, et d’autres…
 Là vous vous dites : « Macbeth [the notes] il y a du Shakespeare là-dessous, isn’it ? May be, or not…
 » Une des grandes spécialités du théâtre typically british c’est de faire avec Will sans que nécessairement cela en soit.
 Will se situe en amont ou à défaut de.

Premier exemple: En attendant le songe, mis en scène par Irina (elle me pardonnera cette familiarité). Une équipe de techniciens arrive sur scène, on doit jouer Le songe d’une nuit d’été, mais les acteurs sont retenus par une grève des transports aériens. Qu’à cela ne tienne : ce ne sont que des techniciens, mais depuis le temps, ils connaissent la pièce, ils vont donc nous la jouer. Second exemple: Macbeth [the notes]. Un metteur en scène, après un filage de la pièce écossaise, s’adresse à la troupe – à nous, les spectateurs – et leur fait la lecture de ses notes, et il n’est pas toujours content, il n’arrive pas à se faire comprendre. Ce metteur en scène pratique, comme il le dit, un « théâtre de la distorsion ». La distorsion désigne la déformation d’un objet par rapport à sa forme originale ou normale. Au fond, c’est le processus de reprise du texte écrit par le metteur en scène, puis par l’acteur, reçu enfin par le spectateur.

C’est brillant comme écriture, irrésistible comme interprétation (David Alaya), on a presque envie de le rasséréner en lui disant « Calme-toi, tu verras, ils vont faire ce que tu demandes. » Cela va au fond des choses sans avoir l’air d’y toucher. Times to times, David Alaya, joue un extrait de scène, comme s’il montrait à l’acteur, et il nous fait un plaisir immense.
 Vous savez bien ce que l’on se dit parfois : cette représentation m’a donné envie de lire le livre. Ici, cette non-représentation nous intime l’obsession de relire Macbeth et d’en savourer chaque mot, voire chaque syllabe.

IchJacques Barbarin

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