Paradis parfumé

L’atelier de mécanique est dans un quartier excentré.
Tu quittes le tramway et t’éloignes à pied
en recherchant l’ombre des feuillages.
Le vent des fleurs est loin, son souffle au visage.

L’hôpital ne cesse de s’étendre. Les ambulances
qui l’atteignent ralentissent à peine.
Elles passent le porche puis filent en insectes
aveugles dans le lacis d’allées. Évitent les
bennes roulées derrière les bâtiments de béton.

Le vent du fleuve est loin, l’odeur de vase.

Nous manquons d’oratoires. De treilles et de vin clair.
La brûlure du printemps semble une fièvre.
Un platane marque le terminus de la ligne d’autobus.
Portière ouverte, le conducteur dort sur son siège.

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