L’iPad, in extremis

Les technologies numériques se développent
à mesure que le séjour sur notre terre
devient plus inconfortable. À mesure qu’il
s’avère plus malaisé et dangereux d’y vivre,
comme on a vu cet hiver avec la vague
de froid qui a sévi dans l’état de New York
et comme on a vu, en France, les tempêtes
sur la façade atlantique. Notre vieille planète
s’avère moins hospitalière, elle révèle
un visage qui n’est plus celui d’une mère
aimante, accueillante à ses fils, ni celui
de la Géante de Baudelaire dont nous
riions de parcourir les magnifiques
formes. Mais, en échange, nos ordinateurs
nous offrent leurs refuges. Ils se proposent
à nous comme de petits habitacles alternatifs
équipés de tout le matériel nécessaire pour
de longues traversées. Sortes de Nautilus.
Vous n’êtes pas assez riche pour acheter
un chalet à la montagne, où aller vivre parmi
les sapins, les torrents et les ours, ni un yacht
comme celui que Steve Jobs demande à Philippe
Starck de dessiner pour lui et avec lequel
il tente de prendre le large, in extremis.
Choisissez une tablette numérique, aménagez-la
à votre convenance. Garnissez ses rayons de
tous les livres, toutes les images et la musique
que vous souhaitez pour provisions. Testez
les possibilités de connexion avec les personnes
que vous aimez. Si demain la maladie vous
retient dans votre chambre, ou si, au contraire,
vous devez embarquer à bord d’une fusée
pour quitter définitivement la terre devenue
inhabitable, l’iPad sera avec vous.

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