Nous sommes tous des passagers clandestins

La maison une fois construite au lieu dit
une forêt longuement compliquée
d’ajouts, les eucalyptus balaient
la rondeur des rochers

le haut toupet des pins écartés
sur la baie
qui penchent

masques fourbis, totems
à quel moment conclue-t-il de partir

Couloirs peints et des meubles grattés. À quel moment choisit-il de quitter. L’île. Une route sépare la maison de la plage. Il traverse la route et confie la clé au gérant de l’hôtel. Entre les pins qui penchent. Comme volières et houppes à poudrer. Creusent le ciel au plus haut et plus tendre. Avise le ponton où est peint le nom de l’hôtel. Celui d’une famille. La pelouse sous les pins, très verte, jusqu’au bleu de la mer. Bleu d’encre dans le soir. Puis s’en va. Après tant d’autres. Bascule sur le haut de la mer. Disparaît.

Une barque la nuit que l’on sort
pour pêcher, remplacée
par une voie de chemin de fer.

Le faisceau de triage bruyant
derrière le mur comme des cris d’oiseaux.

Habite alors au plus haut d’un immeuble
le vide et l’obscur (le creux) sous ses pieds.

Quand il revient la nuit avec
du vin et du tabac dans un filet,
il cherche en tâtant dans le noir
l’interrupteur,
la clé qui tinte sur le carrelage.
Deux inconnus l’attendent à sa porte.

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