Double vie

Jean arrive chez sa mère
parmi cousins et tantes.

Retour du chantier. Montre
ses mains abîmées par le burin
et le marteau.

Sa fierté. Tandis que

derrière nous,
Sa mère

prépare une omelette
& la découpe

dans une baguette
de pain ouverte
devant la poêle.

* Maison de correction puis embarque comme matelot. Fait le tour du monde. Se reclasse ouvrier. Mais les nuits sont vouées au poker, aux bagarres sous les lampadaires des trottoirs déserts où les silhouettes des protagonistes s’allongent. Aux filles. Voitures noires. Fourrures. Ce qu’il leur faut de cigarettes, de maquillages et de bas. En protège (au moins) une. Participe à un braquage. Très vite arrêté, il est incarcéré à la Santé.
** « Ligne claire », Emmanuel Hocquard, dans Un privé à Tanger, P.O.L., 1987, p. 125.

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