Tapisserie

Lorsque j’étais le cerf que l’on chasse, mes bois heurtaient les branches les plus basses des arbres, mon cœur battait si fort,

Pas de rivière où enfin l’on s’arrête, où l’on se mire, où l’on boit, seulement les aboiements des chiens qui approchent, que j’entends sans les voir à cause des feuillages des taillis épais,

Une rivière soudain qui m’arrêtait et je restais sur la berge à haleter, à écouter le son du cor, les aboiements des chiens qui bavent,

Qui franchissent en courant l’obstacle d’un arbre couché, viennent à leur suite les cavaliers vêtus de rouge et qui sonnent du cor,

Linceul de sueur sur tout mon corps qui haletait et je restais derrière les arbres,

Un rayon de soleil oblique perce les feuillages,

Mon regard s’embuait, je grelottais du froid qui montait de la rivière, mes yeux fendus baignés de larmes.

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