Quand tu marches

Un rayon de soleil matinal
filtre entre les branches des sapins
Te touche-t-il soudain?

Brûle ta peau, perce ton œil ébloui
comme ferait une flèche d’amour
et qui pleure

Quand tu marches, pieds nus, sur
le chemin de la forêt coupant de neige,
brûlant, sanglant de silex et de neige,
parmi tant d’autres en file
interminable et muette, comme
un seul rayon

Te brûle et te perce d’Amour
dans la file trébuchant où elles meurent
dévorées sous tes yeux par les chiens

Dis-moi, renonces-tu pour Lui
à l’occasion ainsi offerte de
t’éloigner, t’égarer, te délivrer
en te pendant à la première branche
avec la complicité de compagnes

formant rempart de leurs corps comme si
tu devais accoucher

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