Orion (à grands pas)

On le sait pointilleux, attentif aux signes
distincts parmi la confusion automnale
des arbres nus et le sol couvert de feuillages
dont l’épaisseur effraie l’âme.
La rivière révélée par le bruit.
Les branches tendues dans le ciel gris
et sous l’épaisseur des vocables
la surface de l’eau couverte (éclatante)
d’insectes. Leurs longues pattes,
leurs ombres écartelées. Il attend la nuit.
La lune passe et son conseil se mire
à la surface offusquée de l’âme. Des cornes.
Averti de vols, d’ailes noires, de capes
et de chapeaux. Quand le jour filtre
de nouveau, il remet ses souliers dans
le brouillard où il s’enfonce et siffle
des chiens invisibles.

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