Punctum

L’arbre paraît excessif
seul sur la place où figure une maison
fermée, façade d’un seul étage
le bord du toit découpé au ciseau.

Cône d’un vert bleu sans le rouge
d’aucun fruit, tel que la mémoire l’inscrit
dans une plaque de bois ou de métal peint
sous le ciel où l’on attend la pluie.

Évoque le goût du voyage en Hollande,
en suppute l’odeur des canaux.

Sans le blanc de la coiffe d’une femme
arrêtée sur le seuil, qui vous regarde.

Sans les oreilles basses d’un chien qui traverse
en oblique, comme ignorant la présence
de l’arbre, se détournant de lui.

* C’était à la foire. Il y eut la poupée gagnée au stand de tir. Après quoi ils entrèrent sous la tente d’un photographe à qui ils demandèrent de leur faire un portrait. Posé. Devant un décor peint. La poupée aux bras de la jeune femme. Qui sourit.

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2 Comments

  1. Composé ce poème au milieu de la nuit dernière, aussitôt en lecture d’une photo découverte sur Tumblr. C’est au matin seulement que je lui choisis un titre, et je songe alors à l’auteur de La Chambre claire, pour plusieurs de traits qui m’apparaissent. Puis au moment de publier, Annie me signale, sur le profil Facebook de notre ami Michel R., le lien vers un article paru le 29 avril dernier dans Libération, signé Stewart Lindh et intitulé « La ‘deadline’ franchie par Roland Barthes un 25 février… »

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