La menthe

La menthe le rebute
depuis un voyage que termine
l’incendie d’une ville.

Il se souvient des flammes qui s’élèvent des toits
puis de chevaux qui hennissent
sur le pont d’un navire pris dans la tempête.

Debout à la fenêtre de sa cuisine, il regarde
le jardin sans clôture où le linge bat,
que la servante court dépendre à pleins bras,
sous un ciel où filent des nuages
d’une pâleur de porcelaine.

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4 Comments

  1. Une question indiscrète : ces poèmes quotidiens, écrits à l’heure des Laudes, sont-ils d’immédiate création ou en une secrète réserve ?

  2. Celui-ci, cher Michel, a été écrit au milieu de la nuit dernière, sur ma tablette. En une heure de travail très dense, tout le poème étant pendant toute l’heure l’objet de transformations rapides et incessantes. Mais la méditation en revanche est ancienne. Ainsi, hier, j’ai téléchargé sur http://books.openedition.org, (pour 4,90 €) et feuilleté un ouvrage collectif merveilleux, intitulé « Vergers et jardins dans l’univers médiéval » (Presses universitaires de Provence, 1990).

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