Promenade du cap

La mer s’absente derrière les pins,
son bruit de gouffre sous les rochers.

La vastitude de l’écran les fait
basculer dans l’image privée de couleurs.

Les hautes grilles coiffées de caméras
abritent la profondeur du parc où

l’éclat du marbre évoque le frôlement
des robes(les étoiles se figent).

Le balancement des eucalyptus disperse
leur parfum de tombes dans l’été.

Les fêtes se rejouent dans le souvenir
chargé de voix et de rires, puis muet.

On suppose des chaussures à talons,
l’alcool de Marguerite Duras.

La réitération du voyage réduit
à une lacune le véhicule qui glisse.

Sur la pellicule déroulée devant la lampe,
se reconnaissent-ils encore.

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