boulevard rectiligne la nuit

boulevard rectiligne la nuit
quand le tramway est absent
le dormeur pousse son vélo dans l’arrière-
boutique éclairée comme un œuf
ses rails ouvrent la ville – arte povera du vin
et un panier de pommes avec la mer
cachée en contrebas qu’il imagine
souriant de ses rouleaux irisés sous la lune
espace dessoudé cliquetis des wagons
il se retourne et l’aperçoit curieux
depuis la place de l’apollon dressé en spectre
blanc jusqu’à la montagne qui veille
au-dessus d’elle comme un brigand

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5 Comments

  1. L’arte povera (avec le vélo, le vin, les pommes) fait référence à des propos de Carlo. Quelque chose qui, dans l’opéra wagnérien, pourrait être son leitmotiv… Mais pour le reste, oui, c’est plutôt toi que j’ai vu t’éloigner dans le noir du boulevard que tu remontais…

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