Enfant couché…

Enfant couché dans le deux-pièces de tes parents, dans le même quartier où tu fais retour, remontant le boulevard rectiligne, que tu parcours quelquefois comme en esprit, surpris de le voir se dérouler dans la réalité de la ville où tu vas. Tenu couché par une fièvre pas inquiétante et un livre au moins dont la lecture met de la veille dans une nuit et du sommeil dans le soleil du jour qui suit. Fièvre de la grippe avec, au milieu d’une nuit, les hautes flammes d’incendie de la station-service qui se trouvait sous vos fenêtres. Sous celle grand ouverte où tu te vois accoudé près de ton père. Silencieux, émerveillés tous deux comme par un vol de cerfs-volants chinois. Leurs clartés dans la nuit qui s’élèvent à hauteur de votre second étage et que recouvrit la mousse des pompiers descendus de leurs camions avec des lances. Le livre était celui d’un Maigret commissaire en même temps qu’enfant malade que tu confonds avec Merlin.

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