Ce qui nous habite

Ce qui nous habite et ce dans quoi nous habitons, dans quoi nous sommes contenus comme les objets hétéroclites déposés dans les cages de Louise Bourgeois et comme il se tient le front baissé sous les voûtes du Grand Café Napoléon quand dehors la chaleur de l’été est écrasante. Il découvrit qu’il était mort quand il s’aperçut qu’il ne faisait plus la différence, mais il songea alors que ce pouvait être le cas depuis l’enfance, les soirs où il revenait, sa boîte de violon à la main, par l’avenue qui domine la voie ferrée, sous les grands eucalyptus qui étaient comme les bronches de la nuit, son parfum de fièvre mêlé aux nuages sombres. Rien ni personne ne pourrait lui dire quand cela avait commencé. Et comme il ne pouvait être mort depuis toujours peut-être ne mourrait-il jamais. 

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