il voit il marche

il voit il marche

ce qu’il nommait pont de chemin de fer

fenêtres fermées sur la voie ferrée

vibre sous les arches où
grince
et crisse

un tas de couvertures
abandonnées sur le sol

un rat furète l’accordéon absent

*

la suite renoue

la fiction répète à
chaque visite

vers la montagne qui clôt l’avenue
une nuit de feu d’artifice

les galets roulent du gris
à la lisière baveuse de l’eau
éteinte derrière
le globe des yeux
d’enfant

*

extériorité du lieu de soi
son éloignement debout arrêté
deux lourdes clés à la main
comme un essaim
au seuil du jardin
frôlent des touches de blanc

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