La joie d’apprendre, de Christian Jacomino

Quand un élève est faible en français, que peut-il faire pour s’améliorer ? La réponse à cette question n’est pas claire pour lui, ni pour ses parents. Et elle ne l’est guère davantage pour les professeurs eux-mêmes. Le fait est que l’enfant apprend à parler dans sa famille, plus largement dans son milieu social. Et que l’apprentissage de la lecture et de l’écriture, attendu dans les premières années d’école, est largement conditionné par des facteurs personnels, au premier rang desquels le niveau des compétences linguistiques acquises à l’oral, même si, en retour, cet apprentissage les renforce et les étend. Concernant la maîtrise de la langue, l’école ne peut pas tout. L’essentiel des acquisitions s’opère hors de ses murs, raison pour laquelle il serait plus efficace et honnête, de la part de l’institution, d’inciter les familles à aider les enfants, de les aider à le faire, en leur indiquant un chemin, plutôt que les écarter, comme elle fait aujourd’hui, en prétendant réussir les remises à niveau les plus improbables par les seuls moyens dont elle dispose. L’école se doit de rendre aussi claire et distincte que possible la voie d’acquisition des compétences qu’elle réclame, à défaut de quoi elle continuera de creuser les inégalités plutôt que les réduire.

Extrait de La Joie d’apprendre, maintenant disponible en format papier (7,50 €)

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