1. Quand la nuit s’est tue

Quand la nuit s’est tue, quand enfin au milieu de la nuit la nuit s’est tue, que les rires et les éclats de voix et la musique sur le ponton du casino ont cessé, comme engloutis par la mer, il n’est plus resté qu’elle, notre sommeil si sommeil il y avait confondu avec elle, nous avons pu écouter le vent dans le sable des dunes autant que nous dormions, regardé les silhouettes des grues et la lune sur la crête des vagues. À quoi avons-nous échappé ? Où l’âme curieuse flottant comme une bouteille sur la crête des vagues nous a-t-elle entraînés ? Les algues se sont-elles aussitôt attachées à nous comme des chevelures ? Le 11/11/2017 je terminai la lecture de L’Absolue Perfection du crime (2001), de Tanguy Viel et le lendemain dimanche je passai à Marcel Schwob. Des œuvres nocturnes. Le dimanche soir, à la télévision, nous avons vu Sils Maria (2014), d’Olivier Assayas, que nous n’avions pas vu en salle tandis que nous avions vu Personal Shopper (2016) où c’est une variante du même personnage qu’interprète Kirsten Stewart. Dans les deux cas, la place de l’iPhone entre ses mains. Depuis peu j’enregistre mes lectures sur Goodreads. Je voudrais qu’une même application me permette d’enregistrer les livres et les films. Qui fait aujourd’hui la moindre différence entre les romans qu’il lit et les films qu’il voit ?

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