Deux écritures – Série 1

11 activités

  1. On dit le mot-forme écrit et montré (un élève qui le reconnaît, ou l’adulte).
  2. On dit le nom des lettres dont se compose la forme.
  3. On compte le nombre de syllabes que contient la forme en tapant dans ses mains, et on les sépare dans l’écriture en ajoutant des points.
  4. Dans chaque syllabe, on repère les lettres muettes et on les colorie en gris (ou en jaune).
  5. Dans chaque syllabe, on cherche la voyelle (phonème), en remarquant (rappelant) qu’une syllabe en contient nécessairement une et une seule, puis on colorie en bleu le phonogramme correspondant qui se compose d’une, deux, ou trois lettres.
  6. Dans chaque syllabe, on cherche la ou les consonnes (phonèmes), en rappelant qu’une syllabe peut n’en contenir aucune comme en contenir plusieurs, puis, s’il s’en trouve, on colorie en rouge le ou les phonogrammes correspondant.
  7. Dans chaque syllabe, on cherche la semi-consonne (phonème), puis, s’il s’en trouve une, on colorie en violet le phonogramme correspondant.
  8. On code la chaine phonémique du mot avec de petits jetons, bleus pour les voyelles phoniques, rouges pour les consonnes, et violets pour les semi-consonnes, en séparant les syllabes par des points.
  9. On propose d’autres mots-formes, à l’oral, et on les code. Ensuite seulement, on les écrit.
  10. Quelqu’un propose une chaine phonémique et l’on cherche, à l’oral, des mots-formes qui correspondent à son modèle. Ensuite seulement, on les écrit. Par ex. ♦︎♦︎♦︎.♦︎♦︎♦︎ → TRANQUILLE – PRATIQUE – VROMBIR, etc…
  11. On compare le Coefficient de Régularité Orthographique (COR) de mots-formes proposés. Et l’on cherche des mots-formes différents dont le COR est le même.

Ces activités de codage-décodage sont effectuées

  • en groupe, on travaille au tableau, sur le grand écran du vidéoprojecteur ou du TBI,
  • individuellement (ou en binômes), on travaille sur papier, avec des crayons et des jetons de couleurs, en utilisant les grilles distribuées par l’adulte.

Remarques

  • Comment reconnaît-on de phonogramme vocalique ‘on’, par exemple, dans le mot-forme rond? Autrement dit, à quoi reconnaît-on que ces deux lettres forment un seul digramme? C’est facile. On fait remarquer que l’on n’entend dans cette syllabe ni de son /O/ ni de son /N/, ce qui signifie que ces deux lettres sont ici associées pour ne coder qu’un seul phonème.
  • On évite de parler de « graphèmes » pour les lettres muettes, celles-ci ne correspondant pas toujours à l’unité signifiante d’un morphème grammatical. Par ex., dans la forme chantons, le digramme ‘on’ est un phonogramme qui code le phonème vocalique /ON/, tandis que la terminaison -ons est l’unité signifiante d’un morphème grammatical (flexion) qui marque la première personne du pluriel du verbe conjugué au présent de l’indicatif.
  • Les mots de la Série 1 ne contiennent pas de semi-consonnes.

Télécharger le diaporama et la grille de travail individuel
(réservé aux adhérents)

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16 Comments

  1. Séquence 1 réalisée pour la première fois cette après-midi dans la classe de CP d’Alexia Poggi-Casanova à l’école Sasserno (Nice). Le scénario s’est déroulé de manière paisible, avec une bonne participation orale des enfants dans la première partie (codage collectif sur grand écran) et beaucoup d’enthousiasme dans la seconde (codage individuel sur papier). Les résultats obtenus nous ont paru excellents et surtout les élèves étaient contents de leur travail. Ils se réjouissaient d’avoir compris ce que l’on attendait d’eux, et nous ont dit être impatients de s’y remettre la semaine prochaine → 3 photos

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    1. Moment très agréable cet après-midi, les élèves étaient attentifs, ils étaient heureux de participer et de s’investir dans cette activité de lecture. Ils ont tous codé les mots, même les élèves les plus en difficulté ne sont pas restés passifs, ils ont essayé de coder les mots proposés, de comprendre le mécanisme. Dès la fin de la séance, tous les élèves ont souhaité coller leur travail dans leur cahier du jour afin de montrer aux parents le travail effectué avec Mr Jacomino.
      J’ai été très étonnée de voir des élèves réussir sans aucune erreur sur des mots que je pensais « difficiles ». J’ai senti un réel enthousiasme de la part des élèves, ils ont hâte de recommencer, ils attendent avec impatience la prochaine séance. Chacun fait ce qu’il peut avec ses moyens, à son rythme, sans jugement, dans un climat bienveillant, les élèves sont en confiance. Ainsi, ils donnent le meilleur d’eux même et se surpassent.

      Alexia Poggi Casanova maîtresse de CP école Sasserno

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  2. Cet exercice a été également expérimenté ce matin au sein de l’association ATE, avec un groupe de migrants adultes. L’extrême simplification évoquée par Christian ci-dessus permet d’appréhender plus facilement un mot jusqu’alors inconnu. Avec ce groupe, le codage en couleur est très efficace pour favoriser la distinction des différentes syllabes, lettres et sons. Les notions de français étant basiques et hétérogènes, la présence des couleurs a été primordiale pour certains afin de comprendre le sens de l’exercice, notamment avec des sons-voyelles composées d’une lettre-consonne par exemple (en,an, er, etc.).
    L’atelier a été accueillit avec plaisir et une bonne dynamique de groupe s’est instaurée rapidement. De plus, la participation des personnes qui avaient le plus de difficultés a augmenté significativement au fur et à mesure de l’atelier. Cela étant dû à la fois à l’énergie du groupe mais aussi et surtout parce que le fait de coder eux-mêmes, de faire des erreurs, de recommencer, progresser et comprendre le sens de l’exercice a permis de commencer un travail de fond sur les lettres et les sons qui me parait très utile pour ce type de public. En tout cas à la fin de cet premières séance à ATE nos participants manifestaient déjà de l’enthousiasme pour le prochain atelier.

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    1. Je suis très heureux, Lara, que cela se soit bien passé pour toi. C’était la première fois que tu étais aux commandes, et je suis très ému d’apprendre que tu t’es sentie à l’aise, et que tu as éprouvé de la joie à conduire ton petit groupe. J’ai moi-même animé, cet après-midi, un atelier ouvert à un groupe d’adultes allophones, ceux présentés par l’association Médiation Cité (coord. Hamass El Batlaoui), à la bibliothèque Léonard de Vinci de L’Ariane, et j’ai utilisé le même matériel. La coopération entre les étudiants est un point décisif, que favorise en effet ce protocole. Ils s’entraident avec beaucoup d’ardeur et de sérieux. On croirait qu’ils cousent et décousent les mots, ou qu’ils bricolent de petites mécaniques. Continuons !

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  3. Ce matin, Bruno De Cara doutait si le codage en C/V était bien à la portée des CP. Symbolisation rendue d’autant plus difficile que les symboles sont des lettres, et je n’étais pas loin de lui donner raison, encore que je ne voyais pas bien par quoi remplacer ces symboles (+ rouges pour les consonnes, et 0 bleus pour les voyelles?). Nous en avons reparlé l’après-midi avec Alexia et les élèves. Il s’avère qu’en effet, parmi ceux qui réussissent à écrire les mots en couleur (plus de la moitié lors de cette deuxième séquence), peu (moins de la moitié) réussissent à écrire la chaîne C/V. En revanche, ils la lisent avec assez de sûreté. Quand je leur demande « Qu’est-ce que représente ce C ou ce V ? », ils répondent le plus souvent avec exactitude, ce qui montre un intérêt pour la tâche dont ils comprennent le but. Ne pas donc attendre qu’ils remplissent nécessairement la case C/V du tableau, mais conserver provisoirement au moins cette symbolisation pour sa lecture. Et revoir comment cela se passe avec les adultes allophones.

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  4. Séance du 5 décembre à l’école René Cassin, dans la classe de Joannie Emma.
    J’ai été particulièrement marquée par le dynamisme et l’enthousiasme débordant des élèves. Lecture des mots, épellation, distinction lettres – sons, identification et séparation des syllabes, codage en couleurs (d’abord tous ensemble face à l’écran projeté puis individuellement), cette demi-heure de lecture est passée très vite. La retranscription individuelle des élèves sur leur fiche de travail a été l’occasion d’un réinvestissement immédiat, d’ailleurs couronné de succès puisque la grande majorité des élèves ont parfaitement reproduit les codes couleurs. La chaîne des consonnes / voyelles s’est avérée un peu plus difficile à retranscrire mais une bonne moitié d’élèves y est parvenue, les autres ayant généralement inversé les lettres C et V mais repéré tout de même le nombre de voyelles et de consonnes présents dans les mots travaillés. Fiers de leur travail, ils se sont ensuite prêtés avec plaisir à la lecture d’un poème (« Le hibou boude ») dans lequel ils ont reconnu le codage des lettres et réinvesti les éléments tirés de leur précédente expérience de lecture (notamment le « e » muet, par exemple). De l’observation à la manipulation, la méthode semble tout à fait à même de permettre aux élèves une compréhension et appropriation plus fines des étranges relations entre sons et lettres de notre langue, un excellent remède contre la dyslexie sans doute !

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    1. Oui, je suis heureux de ce côté bricolage sur le papier, avec des crayons de couleurs, qui permet aux enfants de se pencher sur les mots comme sur de petites mécaniques, et qui les incite à s’entraider et à parler d’eux (les mots), comme s’il s’agissait (aussi) de petits animaux dont ils auraient à prendre soin.

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  5. Très bonne séance de travail aujourd’hui à l’Ariane au avec les adultes allophones de l’association ATE. En première partie,nous avons retravaillé à partir de cet exercice en commençant par une revue des mots un à un. Utile à la fois pour réactualiser l’apprentissage des personnes présentes la semaine dernière mais aussi pour les nouveaux venus. De fait, ceux pour qui c’était le 2ème cours, ont pu rappeler le sens des mots et aider les nouveaux participants à le comprendre.

    Ensuite nous sommes passés à l’écrit, l’exercice étant de recoder les 12 mots + 3 qui n’apparaissent pas dans le M@p avec les codes couleurs correspondants + le nombre de syllabes et le codage CV. Ce fut moins évident pour ceux qui découvraient l’exercice mais c’est avec surprise qu’on s’est aperçu Sandrine Beaugendre et moi-même que certains, une fois la méthode du codage comprise, n’ont fait quasiment aucune faute. Le codage CV me parait efficace dans ce contexte pour mieux distinguer les différents phonèmes voyelles. Ces voyelles composées sont plus complexes surtout lorsqu’ il s’agit de mêmes sons écrits différemment (er, et, ez, é, en, an). C’est pourquoi nous nous sommes également appuyées sur un tableau récapitulatif des phonèmes avec quelques mots de vocabulaire pour chacun. Ce qui a permis de leur apprendre de nouveaux mots tout en insistant sur les différents sons.
    Dans l’ensemble la prononciation est bonne mais parfois moins facile sur des sons tel que composés d’une voyelle-consonne, vice versa ou sur les lettres muettes.

     Les participants ont montré à nouveau beaucoup d’enthousiasme pendant cette séance où l’entre-aide et la coopération entre les pairs s’installe naturellement et rapidement et au cours de laquelle les échanges sont denses et animés. D’ailleurs, à cette occasion nous avons appris qu’en Pachto, ours se dit bhālū, voila donc d’où tient son nom l’ours du livre de la jungle!

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    1. Merci pour ce long commentaire, Lara. Je suis très impressionné par la rapidité avec laquelle tu t’appropries la méthode. Et il me semble que Sandrine et toi formiez une bonne équipe. Juste une petite précision. Un son (phonème) voyelle est toujours simple. C’est son écriture (phonogramme) qui peut être simple (avec une lettre) ou composé (avec deux ou trois lettres). Le son O, de l’eau, n’est pas plus compliqué que celui du robot. Ce qui est vrai, en revanche, c’est que certains sons-voyelles sont plus difficiles à prononcer que d’autres selon la langue première du locuteur. Dans notre esprit, il doit être clair que les sons-voyelles sont de statut égal, chacun fournissant le cœur unique et plein de chaque syllabe. Le son que nous écrivons OU, par ex., est plus universel, plus évident en quelque sorte, que celui que nous notons U, qui est très spécifique au français. Quand les habitants de la Gaule ont emprunté la lettre ‘u’ à l’alphabet du latin, celle-ci se prononçait OU. En revanche, il n’ont trouvé aucune lettre pour noter le son U qui occupait une place très particulière dans leur langue orale. Ils ont dû bricoler. Mais encore une fois bravo pour la qualité de ton travail.

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  6. Excellent travail, cet après-midi, dans l’Ulis de l’école René Cassin animée par Delphine Salerno. Nous rencontrons de nouveau, néanmoins, la même difficulté que présente le codage de la chaine phonémique en C (consonnes) et O (voyelles). J’en parle avec l’enseignante et avec le jeune professeur de math (Louis Capietto) qui m’accompagne dans cette visite. Si bien que ce soir, de retour, je décide de remplacer ces lettres par les signes I (rouges) et O (bleus).

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  7. Séance très agréable réalisée avec des 6è Segpa. Les élèves, dans leur majorité, sont bien rentrés dans l’activité et se sont pris au jeu du codage proposé par Christian. Seul l’un d’entre eux, a voulu comprendre le but de cette activité et a été plutôt récalcitrant. Cependant cela a éveillé sa curiosité car plusieurs jours après il m’en parlait encore.
    A ce niveau, je pense que l’étude des mots est vite fastidieuse, passer sur des textes littéraires est à privilégier.

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  8. Séance de travail avec un groupe de migrants, dans les locaux de l’association A.T.E. de Nice L’Ariane. L’enchaînement des activités semble maintenant bien assuré. Il s’opère de manière fluide, sans effort, dans un climat d’amusement studieux et de paix. Juste une remarque. Dans ce groupe, au moins un participant, un jeune Afghan, Haider, est maintenant en mesure d’aider les autres. Je lui ai dit que nous travaillons à construire un système de certification de type Badges ouverts. Il semble très intéressé. À nous maintenant de ne pas le décevoir !

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  9. Mise à jour, après la séance de travail au stage CAPPEI de Draguignan. Les phonogrammes sont maintenant représentés par de petits losanges de couleurs différentes (rouge, bleu, violet).

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