Sauriez-vous retrouver les mots qui manquent ?
La réponse de l’auteur est ici.
Mais rien ne vous empêche aussi de transformer le texte, et de publier en commentaire votre proposition.

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Les nuits d’automne furent
celles aussi des duels au couteau
pâles et soyeuses lueurs des lames
derrière les guitares du bal
dans la ruelle où la tête
renversée sous la lune et la pluie
l’on mourait pour soi seul
dans un monde fini sans imaginer
qu’un ouragan dévasterait un jour
le port et la ville

La France est en train de découvrir que la question n’est pas celle de L’École, mais celle DES écoles.

  1. Une bonne école est celle dans laquelle les professeurs comme les élèves demandent à être admis.
  2. Une bonne école est celle qui ne ressemble pas tout à fait à une autre.
  3. Une bonne école est celle dont les noms de certains professeurs sont cités dans les dîners en ville, quelquefois dans la presse.
  4. Une bonne école est celle dont les programmes tiennent pour partie à une tradition et aux talents particuliers de certains enseignants.
  5. Une bonne école est celle dont les élèves et les professeurs entretiennent le jardin (voire la basse-cour).
  6. Une bonne école est celle dont un élève peut être exclu.
  7. Une bonne école est celle dont un professeur peut être exclu.
  8. Une bonne école est celle dont la directrice (ou le directeur) a des comptes à rendre à un conseil d’administration.
  9. Une bonne école est celle dont les anciens élèves veulent être élus membres du conseil d’administration.
  10. Une bonne école est celle dont le fondateur et les anciens directeurs ont leurs portraits dans la salle du conseil.

La vidéo

Quand la procession arriva au petit jardin de Sophie, on posa par terre le brancard avec la boîte qui contenait les restes de la malheureuse poupée. Les enfants se mirent à creuser la fosse ; ils y descendirent la boîte, jetèrent dessus des fleurs et des feuilles, puis la terre qu’ils avaient retirée ; ils ratissèrent promptement tout autour et y plantèrent deux lilas. Pour terminer la fête, ils coururent au bassin du potager et y remplirent leurs petits arrosoirs pour arroser les lilas; ce fut l’occasion de nouveaux jeux et de nouveaux rires, parce qu’on s’arrosait les jambes, qu’on se poursuivait et se sauvait en riant et en criant. On n’avait jamais vu un enterrement plus gai.

Les Malheurs de Sophie (1858)
Chapitre 2