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I have eaten
the plums
that were in
the icebox

and which
you were probably
saving
for breakfast

Forgive me
they were delicious
so sweet
and so cold

The Collected Poems: Volume I, 1909-1939
Poetry Fondation
→ Ce poème est lu par Paterson, le personnage éponyme du film de Jim Jarmush (2016) dédié à la poésie et plus particulièrement au poète William Carlos Williams qui fut l’habitant le plus célèbre de la ville de Paterson, près de New York [Wikipédia].

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L’histoire de cette chanson traditionnelle est ancienne et pleine de richesses. On ne se lasse pas de fouiller les articles de Wikipédia (français et anglais) qui la concernent.

Pour ce M@P, j’ai retenu les paroles de la légendaire version fournie par Simon et Garfunkel en 1966 (dans l’album Parsley, Sage, Rosemary and Thyme) dont on sait qu’elle devait être reprise, l’année suivante, dans la bande originale du non moins légendaire film de Mike Nichols, The Graduate (Le Lauréat), avec Dustin Hoffman et Katharine Roos dans les rôles principaux.

Il me paraît indispensable de rappeler, néanmoins, que l’invention des deux new-yorkais avait été précédée, dès 1963, par une adaptation signée Bob Dylan, qu’il intitulait The North Country Girl, et dans laquelle le jeune folk singer originaire du Minnesota et admirateur de Woody Guthrie, tirait cette chose superbement british beaucoup plus à l’ouest.

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He understood irrigation and the art of war-the qualities of weapons and the craft of boat-building. He could conceal his heart; had more endurance; he could swim longer, and steer a canoe better than any of his people; he could shoot straighter, and negotiate more tortuously than any man of his race I knew. He was an adventurer of the sea, an outcast, a ruler-and my very good friend. I wish him a quick death in a stand-up fight, a death in sunshine; for he had known remorse and power, and no man can demand more from life. [Read More…]

‘Karain: A Memory’, in Tales of Unrest (1898)

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You could see Mr. K himself in his room, reading from a metal book with raised hieroglyphs over which he brushed his hand, as one might play a harp. And from the book, as his fingers stroked, a voice sang, a soft ancient voice, which told tales of when the sea was red steam on the shore and ancient men had carried clouds of metal insects and electric spiders into battle.

The Martian Chronicles (1950)

[On pouvait voir Mr. K dans sa pièce personnelle, en train de lire un livre de métal aux hiéroglyphes en relief qu’il effleurait de la main, comme on joue de la harpe. Et du livre, sous la caresse de ses doigts, s’élevait une voix chantante, une douce voix ancienne qui racontait des histoires du temps où la mer n’était que vapeur rouge sur son rivage et où les ancêtres avaient jeté des nuées d’insectes métalliques et d’araignées électriques dans la bataille.]

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During the whole of a dull, dark, and soundless day in the autumn of the year, when the clouds hung oppressively low in the heavens, I had been passing alone, on horseback, through a singularly dreary tract of country; and at length found myself, as the shades of the evening drew on, within view of the melancholy House of Usher.
[Lire la suite…]

Traduction française de Charles Baudelaire
Pendant toute la journée d’automne, journée fuligineuse, sombre et muette, où les nuages pesaient lourd et bas dans le ciel, j’avais traversé seul et à cheval une étendue de pays singulièrement lugubre, et enfin, comme les ombres du soir approchaient, je me trouvai en vue de la mélancolique Maison Usher.
[Lire la suite…]

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Version chantée par Sean Doyle

When I play on my fiddle in Dooney,
Folk dance like a wave of the sea;
My cousin is priest in Kilvarnet,
My brother in Moharabuiee.

I passed my brother and cousin:
They read in their books of prayer;
I read in my book of songs
I bought at the Sligo fair.

When we come at the end of time,
To Peter sitting in state,
He will smile on the three old spirits,
But call me first through the gate;

For the good are always the merry,
Save by an evil chance,
And the merry love the fiddle
And the merry love to dance:

And when the folk there spy me,
They will all come up to me,
With ‘Here is the fiddler of Dooney!’
And dance like a wave of the sea.

The Wind Among the Reeds (1899)

En français

Quand je joue de mon violon à Dooney,
Les gens dansent comme une vague de la mer;
Mon cousin est prêtre à Kilvarnet,
Mon frère à Mocharabuiee.

J’ai croisé mon frère et mon cousin:
Ils lisaient dans leurs livres de prières;
Je lisais dans mon livre de chansons
Que j’ai acheté à la foire de Sligo.

Quand nous arriverons à la fin des temps
Devant Saint-Pierre assis en majesté,
Celui-ci sourira aux trois vieux esprits,
Mais c’est moi qu’il appellera le premier à franchir la porte.

Car le bon est toujours le joyeux,
À moins d’un hasard diabolique,
Et le joyeux aime le violon,
Et le joyeux aime la danse:

Et quand les gens me verront,
Ils viendront tous à ma rencontre
En disant « Voici le violoneux de Dooney! »
Et ils danseront comme une vague de la mer.

Version italienne chantée par Angelo Branduardi, 1986

Come le onde del mare, come le onde del mare
balla la gente quando suono il mio violino.
Mio cugino è prete a Kilvarnet,
mio fratello è prete a Mocharabuiee.

Ma io ho fatto più di mio fratello e mio cugino:
leggono nei libri di preghiere,
io leggo nei miei libri di canzoni
che ho comperato alla fiera di Sligo.

Quando alla fine dei tempi
noi ci presenteremo a Pietro,
andremo da lui seduto in maestà,
allora lui sorriderà ai nostri tre vecchi spiriti,
ma chiamerà me per primo oltre il cancello.

Perchè sempre allegri sono i buoni,
salvo che per cattiva sorte,
e la gente allegra ama il violino,
la gente allegra ama ballare.

Quando mi vedono arrivare,
corrono da me tutti gridando:
« Ecco il violinista di Dooney! »
Vengono a ballare come le onde del mare.