He understood irrigation and the art of war—the qualities of weapons and the craft of boat-building. He could conceal his heart; had more endurance; he could swim longer, and steer a canoe better than any of his people; he could shoot straighter, and negotiate more tortuously than any man of his race I knew. He was an adventurer of the sea, an outcast, a ruler—and my very good friend. I wish him a quick death in a stand-up fight, a death in sunshine; for he had known remorse and power, and no man can demand more from life. [Read More…]

Dans Arle, où sont les Aliscams,
Quand l’ombre est rouge, sous les roses,
Et clair le temps,

Prends garde à la douceur des choses.
Lorsque tu sens battre sans cause
Ton cœur trop lourd ;

Et que se taisent les colombes :
Parle tout bas, si c’est d’amour,
Au bord des tombes

Chansons, I. Romances sans musique, dans Les Contrerimes (1929).

Commentaires:

Arles – On ne sait pas bien pourquoi l’auteur supprime l’s à la fin du nom d’Arles. Peut-être (sans doute) parce qu’à l’époque où il écrit, les Arlésiens font entendre encore (mieux ou plus fort qu’aujourd’hui) l’e et l’s à la fin du nom de leur ville, ce qui fait compter à celui-ci 2 syllabes, tandis que le poète a besoin, pour la bonne mesure de son vers octosyllabe, qu’il n’en ait qu’une. Rappelons qu’il était lui-même un homme du midi, portant le béret basque (sa biographie).

Sa nécropole – Les Alyscamps (Champs Élysées en provençal, cité des morts vertueux dans la mythologie grecque) sont une nécropole, située à Arles, dans le département des Bouches-du-Rhône, remontant à l’époque romaine.

J’ai longtemps habité sous de vastes portiques
Que les soleils marins teignaient de mille feux,
Et que leurs grands piliers, droits et majestueux,
Rendaient pareils, le soir, aux grottes basaltiques.

Les houles, en roulant les images des cieux,
Mêlaient d’une façon solennelle et mystique
Les tout-puissants accords de leur riche musique
Aux couleurs du couchant reflété par mes yeux.

C’est là que j’ai vécu dans les voluptés calmes,
Au milieu de l’azur, des vagues, des splendeurs
Et des esclaves nus, tout imprégnés d’odeurs,

Qui me rafraîchissaient le front avec des palmes,
Et dont l’unique soin était d’approfondir
Le secret douloureux qui me faisait languir.

Les Fleurs du mal (1857)