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Dolce e chiara è la notte e senza vento,
E queta sovra i tetti e in mezzo agli orti
Posa la luna, e di lontan rivela
Serena ogni montagna. O donna mia,
Già tace ogni sentiero, e pei balconi
Rara traluce la notturna lampa:
Tu dormi, che t’accolse agevol sonno
Nelle tue chete stanze; e non ti morde
Cura nessuna; e già non sai nè pensi
Quanta piaga m’apristi in mezzo al petto.
[Tout le Chant XIII…]

Douce et claire est la nuit, et sans vent, et tranquille sur les toits et au milieu des jardins se pose la lune, et elle éclaire au loin toutes les montagnes de sa lueur sereine. Ô ma dame, déjà se tait chaque sentier, et aux balcons brillent de rares lampes nocturnes. Tu dors : un songe léger t’a saisie dans ta chambre paisible et aucun souci ne te mord ; et tu ne sais plus ni ne penses quelle blessure tu m’as ouverte au milieu du cœur.
[Toute la trad. de F. A. Aulard sur Wikisource…]

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Au bois il y a un oiseau, son chant vous arrête et vous fait rougir.
Il y a une horloge qui ne sonne pas.
Il y a une fondrière avec un nid de bêtes blanches.
Il y a une cathédrale qui descend et un lac qui monte.
Il y a une petite voiture abandonnée dans le taillis, ou qui descend le sentier en courant, enrubannée.
Il y a une troupe de petits comédiens en costumes, aperçus sur la route à travers la lisière du bois.
Il y a enfin, quand l’on a faim et soif, quelqu’un qui vous chasse.

Illuminations (1886)

Photo Katrina Massey
Photo Katrina Massey