Sur l’onde calme et noire où dorment les étoiles
La blanche Ophélia flotte comme un grand lys,
Flotte très lentement, couchée en ses longs voiles…
− On entend dans les bois lointains des hallalis.

Voici plus de mille ans que la triste Ophélie
Passe, fantôme blanc, sur le long fleuve noir,
Voici plus de mille ans que sa douce folie
Murmure sa romance à la brise du soir.

Les nénuphars froissés soupirent autour d’elle ;
Elle éveille parfois, dans un aune qui dort,
Quelque nid, d’où s’échappe un petit frisson d’aile :
− Un chant mystérieux tombe des astres d’or.

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Recueil de Douai (1870)

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Le hibou boude
Douze ours doux
Douze ours d’où
Font les fous
Tout à coup
Les écureuils
Les bouvreuils
Ouvrent l’œil
Tous les loups lisent
Malgré la bise
Je crois que c’est moi
Le roi sans toit
Le roi des bois
L’empereur des heures
Le maître des êtres
Je crois que je sais
Ce que c’est
Que le bonheur parfait

She walks in beauty, like the night
Of cloudless climes and starry skies;
And all that’s best of dark and bright
Meet in her aspect and her eyes;
Thus mellowed to that tender light
Which heaven to gaudy day denies.

One shade the more, one ray the less,
Had half impaired the nameless grace
Which waves in every raven tress,
Or softly lightens o’er her face;
Where thoughts serenely sweet express,
How pure, how dear their dwelling-place.

And on that cheek, and o’er that brow,
So soft, so calm, yet eloquent,
The smiles that win, the tints that glow,
But tell of days in goodness spent,
A mind at peace with all below,
A heart whose love is innocent!

[Lord Byron was the 6th Baron Byron. The above poem was written in response to seeing his cousin, Lady Wilmot Horton, in a mourning dress at a party of Lady Sitwell’s on June 11, 1814. The poem was written by the next morning. It was published in Hebrew Melodies in 1815.]