Écouter, télécharger la version chantée par Douglas Lee Saum (LIEN)

When I play on my fiddle in Dooney,
Folk dance like a wave of the sea;
My cousin is priest in Kilvarnet,
My brother in Moharabuiee.

I passed my brother and cousin:
They read in their books of prayer;
I read in my book of songs
I bought at the Sligo fair.

When we come at the end of time,
To Peter sitting in state,
He will smile on the three old spirits,
But call me first through the gate;

For the good are always the merry,
Save by an evil chance,
And the merry love the fiddle
And the merry love to dance:

And when the folk there spy me,
They will all come up to me,
With ‘Here is the fiddler of Dooney!’
And dance like a wave of the sea.

Traduction italienne d’Angelo Branduardi, 1986
Écouter, télécharger la version chantée (LIEN)

Come le onde del mare, come le onde del mare
balla la gente quando suono il mio violino.
Mio cugino è prete a Kilvarnet,
mio fratello è prete a Mocharabuiee.

Ma io ho fatto più di mio fratello e mio cugino:
leggono nei libri di preghiere,
io leggo nei miei libri di canzoni
che ho comperato alla fiera di Sligo.

Quando alla fine dei tempi
noi ci presenteremo a Pietro,
andremo da lui seduto in maestà,
allora lui sorriderà ai nostri tre vecchi spiriti,
ma chiamerà me per primo oltre il cancello.

Perchè sempre allegri sono i buoni,
salvo che per cattiva sorte,
e la gente allegra ama il violino,
la gente allegra ama ballare.

Quando mi vedono arrivare,
corrono da me tutti gridando:
« Ecco il violinista di Dooney! »
Vengono a ballare come le onde del mare.

Traduction française

Quand je joue de mon violon à Dooney,
Les gens dansent comme vague de la mer;
Mon cousin est prêtre à Kilvarnet,
Mon frère à Mocharabuiee.

J’ai croisé mon frère et mon cousin:
Ils lisaient dans leurs livres de prières;
Je lisais dans mon livre de chansons
Que j’ai acheté à la foire de Sligo.

Quand nous arriverons à la fin des temps
Devant Saint-Pierre assis en majesté,
Il sourira aux trois vieux esprits,
Mais il m’appellera le premier à passer la porte.

Car le bon est toujours le joyeux,
À moins d’un hasard diabolique,
Et le joyeux aime le violon,
Et le joyeux aime la danse:

Et quand les gens me verront,
Ils viendront tous à ma rencontre
En disant « Voici le violoneux de Dooney! »
Et ils danseront comme vague de la mer.

Quand la procession arriva au petit jardin de Sophie, on posa par terre le brancard avec la boîte qui contenait les restes de la malheureuse poupée. Les enfants se mirent à creuser la fosse; ils y descendirent la boîte, jetèrent dessus des fleurs et des feuilles, puis la terre qu’ils avaient retirée; ils ratissèrent promptement tout autour et y plantèrent deux lilas. Pour terminer la fête, ils coururent au bassin du potager et y remplirent leurs petits arrosoirs pour arroser les lilas; ce fut l’occasion de nouveaux jeux et de nouveaux rires, parce qu’on s’arrosait les jambes, qu’on se poursuivait et se sauvait en riant et en criant. On n’avait jamais vu un enterrement plus gai.

Les Malheurs de Sophie – Chapitre 2, L’enterrement (1858)

Un jour, Sophie pensa qu’il était bon de laver les poupées, puisqu’on lavait les enfants ; elle prit de l’eau, une éponge, du savon, et se mit à débarbouiller sa poupée ; elle la débarbouilla si bien, qu’elle lui enleva toutes ses couleurs : les joues et les lèvres devinrent pâles comme si elle était malade, et restèrent toujours sans couleur. Sophie pleura, mais la poupée resta pâle.

Les Malheurs de Sophie. Chapitre 1 – La Poupée de cire (1858)


→ Leçon. Intermittences des saltimbanques
→ Avez-vous bien lu? Questionnaire en ligne

Dans la plaine les baladins
S’éloignent au long des jardins
Devant l’huis des auberges grises
Par les villages sans églises

Et les enfants s’en vont devant
Les autres suivent en rêvant
Chaque arbre fruitier se résigne
Quand de très loin ils lui font signe

Ils ont des poids ronds ou carrés
Des tambours des cerceaux dorés
L’ours et le singe animaux sages
Quêtent des sous sur leur passage

Alcools (1913)